Merci de respecter sa mémoire et ce blog car il est avant tout pour elle et pour tout ceux qui l'ont connus de près ou de loin et qui sont triste de l'avoir vu partir.
Lancia, tu nous manqueras toute notre vie.
Elle est décédée le 29 juillet 2006 vers 23h30 des suites d'une torsion de l'estomac.
En voici le reçit :
Vers 17h, je suis allée la chercher en pâture, je l'ai douché, lavé, toiletté et mise au boxe pour la nuit.
Tout a commencé à 18h, elle n'a pas voulu manger ni boire, elle grattait, elle s'est couchée et a essayée de se glisser pour se mettre contre le mur.
J'ai essayé de la relever et j'y suis arrivé avec beaucoup de mal.
Elle est partie du boxe pour aller dans le manège.
Et la, pas moyen de rattraper la jument, elle marchait bizarrement, on aurait dit qu'elle était désarticulée.
J'ai enfin réussi à la rattraper, j'hurlais pour qu'on vienne m'aider mais personne ne m'entendais.
Je suis sortie du manège avec la jument qui commençait à aller mieux.
Je croise quelques personnes et leurs explique ce qu'il vient de se passer.
Cinq minutes après, Lancia recommence à se jeter dans tout les sens et à marcher de manière désarticulée.
On l'a mise dans un paddock et on a pris une deuxième longe pour la tenir à plusieurs car même à trois, elle nous baladait.
On a appelé le véto à 18h05.
Hélas, il partait pour recoudre un cheval blessé à Seclin, il nous a dit qu'il faisait au plus vite ( ce véto s'occupait d'elle depuis qu'elle avait 6 mois, c'est un véto en qui j'ai toute confiance et qui continue encore de s'occuper de mes différents animaus et je le remercie de tout ce qu'il a fait pour moi et pour elle, merci Dr Lerche.).
Nous avons rappelé le véto plusieurs fois pour savoir avec quel produit on pouvait la calmer.
On lui a fait deux piqure en intraveineuse à 10 minutes d'interval, ça ne lui a strictement rien fait.
Je n'avais jamais vu aucun cheval dans un tel état, j'aurais fait n'importe quoi pour la soulager. Déjà à ce moment la, je me demandais si Lancia allait survivre à ça car la jument suait comme jamais. Entre temps elle a fait quelques crottins, sur le coup on a pensé que c'était plutôt bon signe.
Le véto est arrivé à 19h40, il l'a osculté tant bien que mal, il a diagnostiqué une colique mais il ne comprenait pas la réaction face à la douleur de la jument qui n'est pas une chochotte.
Il lui a fait une piqure qui endors un cheval pour environs 4 heures m'a-t-il dit. Il espérait que ça la soulage au moins 15 minutes. Elle s'est allongé juste 10 minutes. Pendant ce temps, on a amené le van dans le paddock et nous lui avons mis ses protections pour le transport. Il lui a fait une piqure de morphine une fois qu'elle étais dans le van.
Puis, on est parti pour la clinique vétérinaire de Gand, il était 20h15. Sur la route elle a fait pipi, je me suis dit miracle ! Elle va mieux !
On est arrivé à Gand à 21h15.Et malheureusement, la jument n'allait pas mieux, au contraire, le nez, les oreilles et les extrémités de la jument étaient froides. Ses flancs avaient enflé, on aurait dit une poulinière et elle avait la langue bleue. La, je me suis dit que ça allait surement être la fin.
Les personnes de Gand l'on calmé à nouveaux car la morphine ne faisait plus effet.Ils l'ont perfusé, ils ont fait une échographie, elle avait du gaz dans l'intestin. Au passage, ils m'ont dit que ma jument était arrivée dans un très mauvais état général. J'avoue que je le savais déjà mais ils sont obligés de le dire pour la bonne suite des choses.
Ensuite direction la salle d'attente (une salle bizarre et toute molle) pour le bloc opératoire, la torsion de l'estomac était diagnostiqué.
La, ils nous ont demandé de quitté cette salle toute molle .
J'ai donc dit au revoir à ma jument, et, bizarrement, elle se doutait que c'était la dernière fois qu'elle la voyait.
Une fois qu'on a quitté cette salle, Lancia n'arrêtait pas d'hénir, c'était comme si elle demandait de l'aide ou comme si elle voulait qu'on reste auprès d'elle.Hélène ressentait ses cris comme des cris d'enfant qui pleurent après leur maman.
On est parti de Gand à 22h15, Je suis arrivée chez moi vers 23h20.
Cinq minutes après son arrivée, la clinique appelle, son père décroche, il était trop tard, la circulation du sang s'était interrompu trop longtemps, l'organe était mort, ils nous demandé l'autorisation d'euthanasie et ils ne l'ont jamais réveillée. une fois que son père eu raccroché le téléphone, il a regardé Hélène et la, elle a hurlée puis fondue en larmes dans les bras de sa meilleure amie. J'étais si triste, j'avais perdue sa raison de vivre. Je ne l'ai jamais revue.
Je remercie tout les vétérinaires qui se sont occupé d'elle et toutes les personnes qui m'ont soutenues.
Merci à tous !




